June 27, 2026
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Plus de 17 000 Camerounais meurent chaque année des suites de l’hypertension artérielle. Cette maladie touche environ un adulte sur trois dans le pays. La prévalence est nettement plus élevée en milieu urbain, notamment à Yaoundé et Douala, qu’en zones rurales et semi-urbaines. Les statistiques indiquent que près de 39 % des personnes âgées de 25 à 70 ans souffrent d’hypertension.

Selon le Dr Djoumessi Romance, cardiologue rythmologue à l’hôpital de district de Biyem-Assi à Yaoundé, l’augmentation des cas ces dernières années est liée à l’adoption de nouveaux modes de vie. « Les Camerounais consomment trop de sel et de graisses. On observe aussi une consommation fréquente d’alcool et de tabac à des niveaux élevés. Ajoutés aux facteurs génétiques et à l’âge, la courbe devient très préoccupante », explique-t-il.

Les malades se comptent par milliers rien que dans la ville de Yaoundé. Nous y avons rencontré un octogénaire encore sous traitement, dans le quartier Nkolbikok (6e arrondissement).

Faustin Onana Ebodé a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). « J’ai frôlé la mort. Ce jour-là, je suis rentré chez moi comme d’habitude. Vers 22 heures, j’ai ressenti une forte pression. Aussitôt, j’ai perdu l’usage de la parole et tout mon côté gauche ne répondait plus. J’ai eu la vie sauve grâce à ma femme, infirmière, qui m’a rapidement emmené à l’hôpital. Je souffrais en fait d’hypertension sans le savoir », témoigne-t-il.

Des institutions comme le ministère de la Santé publique et la Société camerounaise de cardiologie alertent régulièrement sur la nécessité de modifier son mode de vie et de se faire dépister tôt.

Une prise de tension artérielle au moins deux fois par an est également recommandée pour éviter les complications de la maladie en cas de détection précoce.