Transfert de Khalaili à l’Inter avorté : pourquoi les examens cardiaques sont plus sévères en Serie A que dans les autres championnats européens
L’Unioniste Anan Khalaili n’a pas réussi ses examens médicaux pour signer comme espéré à l’Inter Milan. Pourquoi ces tests complémentaires ? Que dit le règlement du sport italien ?
- Publié le 13-07-2026 à 16h06

Après de premiers examens médicaux classiques tenus ce week-end, Anan Khalaili a dû passer des tests complémentaires à l’hôpital Humanitas de Rozzano, en banlieue de Milan, ce lundi. Qu’il n’a pas réussis. D’ordres privés, les détails n’ont logiquement pas été communiqués, mais l’on sait que le sport professionnel italien est plus strict que les autres pays pour ce qui touche au cœur, ce qui pourrait d’ailleurs permettre à l’Israélien de signer dans un autre championnat. Explications de cette spécificité italienne.
Le processus est très précis, pour le football comme pour d’autres sports : chaque joueur sous contrat ou en passe de le devenir doit passer des examens médicaux dans un centre médical, privé ou public, accrédité pour effectuer ces tests pour des sportifs de haut niveau. Si la moindre interrogation se pose, c’est alors un spécialiste du domaine (souvent le cœur) qui analyse plus en profondeur le dossier.
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Ensuite, de deux choses l’une : soit le sportif est déclaré apte ; soit ce n’est pas le cas, mais il n’y a pas de demi-mesure ni d’arrangement possible. Dans ce deuxième cas, il est tout simplement interdit d’aligner le joueur en question. La différence avec d’autres championnats réside dans le fait que ce n’est ni le club ni même le joueur qui décident au final, mais bien un organe indépendant.
Ce modus operandi plus cadré qu’ailleurs existe depuis 1982, lorsqu’une nouvelle loi a vu le ministère de la Santé désigner des centres de médecine sportive pour examiner les sportifs de haut niveau. Ensuite, en 1995, un décret spécifique pour les athlètes professionnels a introduit des tests supplémentaires, particulièrement ciblé autour des échocardiographies et des tests de stress. “Le côté strict de notre protocole peut certainement être débattu, explique Paolo Zeppilli, ancien professeur de médecine sportive et cardiologue actif pour la fédération italienne dans les colonnes de la Gazetta dello Sport, mais pour nous, il est fondamental, c’est un choix éthique. Si j’ai un athlète qui risque la mort sur le terrain, je ne laisserai pas y aller. Honnêtement, les autres pays devraient avoir aussi une approche plus stricte.”
Les exemples Bove et Eriksen
L’Italien Edoardo Bove et le Danois Cristian Eriksen ont ainsi tous deux vu un défibrillateur leur être posé après avoir connu un arrêt cardiaque à même la pelouse, durant un match de Serie A pour le premier et un de l’Euro 2021 pour le second. Les deux joueurs n’ont jamais pu rejouer dans le championnat italien, mais ont relancé leur carrière en Angleterre, où les règles sont différentes. Mais Eriksen a fait un nouveau malaise cardiaque en juin, avec le Danemark.