N’Djamena a annoncé jeudi son retrait de la Cour pénale internationale, évoquant son efficacité « limitée et à géométrie variable ». Cette décision est l'aboutissement d'un examen approfondi du fonctionnement de la CPI depuis son entrée en fonction en 2002 ainsi que de son bilan dont l'efficacité demeure limitée et à géométrie variable.
« Cette décision est une réponse aux préoccupations des États-Unis quant au fonctionnement de cette institution », a indiqué le porte-parole du gouvernement tchadien, Abdoulaye Sabre Fadoul. Le Tchad prend cette décision alors qu'il a été accusé par l'armée soudanaise et par plusieurs ONG de leur faciliter les envois d’armes venues des Émirats arabes unis (EAU) à destination des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
Visé par une enquête
« Cette décision compromet les perspectives de succès de plusieurs initiatives en cours, notamment le signalement que nous avons déposé en 2025, pour des ONG, concernant des faits présumés de complicité de crimes internationaux liés, entre autres, à l’acheminement d’armes en provenance des EAU au profit des FSR », a commenté l’avocat français Vincent Brengarth.