Le président du Conseil d’administration de l’APIX, Lansana Gagny Sakho, a défendu son choix de soutenir les institutions républicaines, alors que ses anciens alliés du parti Pastef lui reprochent d’avoir ‘alimenté la fracture au sommet de l'État’. Selon lui, il avait adhéré au projet politique porté par Pastef en raison des hommes qui l’incarnaient et a décliné une proposition de nomination à la tête du secteur de l’eau et de l’assainissement pour rester fidèle à ses convictions.
« Je ne voulais pas mettre les postes devant mes principes. Cela m’a permis de partir facilement. Depuis le début, j’ai choisi la République », a-t-il expliqué. Lansana Gagny Sakho estime que son ancien allié Ousmane Sonko « n’a jamais choisi la République » et lui reproche d’avoir alimenté la fracture au sommet de l’État à travers certaines prises de position publiques.
« L'ancien garde des Sceaux, Ousmane Diagne, avait déclaré devant l'Assemblée nationale que personne ne pouvait le manipuler. Mais c'était sans comprendre que les magistrats sont tout sauf des marionnettes », a-t-il soutenu.
Lansana Gagny Sakho avait déjà réaffirmé son soutien à la politique du président Diomaye Faye, insistant sur la continuité de l'État et la stabilité institutionnelle. Sa sortie s’inscrit dans un contexte de vague de démissions au sein de Pastef, plusieurs cadres du parti ayant rejoint le camp présidentiel à l’approche du lancement du parti Kiiraay.